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GRP, le Grand Raid des Pyrénées

Ultra Tour des Pyrénées, épreuve majeure des Pyrénées françaises

©Instagram @jimcampana

Avec ses 165 km et 10 000 m de D+ « L’Ultra Tour des Pyrénées » est la course la plus exigeante du GRP. Elle offre, à la fin du mois d’août, à 800 trailers la possibilité de découvrir les sites mythiques de cette chaîne de montagne que sont le Pic du Midi, La Mongie, Cauteret, Hautacam…

L’authenticité d’un parcours en pleine montagne Pyrénéenne

« L’Ultra Tour des Pyrénées » avec ses 165 km, 10 000 m de dénivelé et une barrière horaire de 52h se déroule sur la même période que l’UMTB dont il n’a rien à envier sur le plan sportif et authenticité.

A l’instar de la « Ronda dels Cims », cette course a su garder un caractère familial, et ne manque pas d’attirer, elle aussi, des coureurs du monde entier.

Technique et exigeante, cette course présente de larges phases d’ascension (4 grands passages), des reliefs et terrains assez divers (sentiers, monotraces, sous-bois, pierriers, montagne).

Eprouvante, elle peut réserver des conditions climatiques capricieuses propres aux Pyrénées dans ces périodes. Les coureurs feront face à la chaleur parfois écrasante de l’été mais pourront aussi être pris dans le brouillard ou les orages qui touchent la région après le 15 août.

Seul 800 Ultra-Trailers auront la possibilité de participer à « L’Ultra Tour des Pyrénées ». Cette course constitue l’un des trois trails du Grand Raid des Pyrénées (GRP) (le « Pyrénées Tour Trail », course en 4 étapes de 100 km pour 7 500 mètres de dénivelé et le « Tour des Cirques », 120 km pour 7 000 mètres de dénivelé) qui animent les Pyrénées à la fin août. Au total, ce sont plus de 4 500 coureurs qui parcourent les hauteurs des Pyrénées lors de ce Grand Raid.

« L’Ultra Tour des Pyrénées » est situé au cœur d’une Zone de tourisme vert. Que vous soyez coureurs ou accompagnateur vous parcourrez les paysages authentiques (voire rustique) des Pyrénées. Au-delà de la course vous pourrez découvrir en famille toute la richesse d’une région et de ses réserves naturelles (Pic du Midi, cirque de Gavarnie, Pic du Cabaliros, le Valon d’Aygues-cluses, Cauteret, Pierrefitte et Luz St Sauveur…).

Vous aurez ainsi l’occasion de parcourir les paysages à couper le souffle du massif des Pyrénées. Des plaines pyrénéennes que vous découvrirez au milieu des troupeaux de montons et d’alpagas, en longeant des lacs, traversant des rivières et en empruntant des chemins rocailleux sous la chaleur du mois d’août.

Si jeune et déjà un beau palmarès

Organisé pour la première fois en 2008, « L’Ultra Tour des Pyrénées » est l’un des ultras majeurs les plus récents. Le profil de cette course a été modifié de nombreuses fois : 150 km pour 9 000 mètres de dénivelé et une barrière horaire de 46h en 2008, 160 km pour 10 000 mètres de dénivelé et une barrière horaire de 64h en 2010, 220 km pour 13 000 mètres de dénivelé et une barrière horaire de 72h en 2017, enfin 167 km pour 10 000 mètres de dénivelé et une barrière horaire de 52h en 2018).

L’édition de 2019 signe le retour de la version longue de « l’Ultra Tour des Pyrénées » : 220 km pour 12 500 mètres de dénivelé à boucler en maximum 72h.
Parmi les athlètes qui se sont illustrés en course, On retiendra :

  • Arnaud GUEGUEN, recordman du 150 km en 2008 (28h 56min) ; Géraldine LEROY, recordwoman du 150 km en 2008 (37h 51min).
  • Carlos SÁ, recordman du 160 km en 2010 (26h 40min) ; Nicky SPINKS, recordwoman du 160 km en 2010 (30h 14min).
  • Romain OLIVIER, recordman du 220 km en 2017 (30h 54min) ; Jocelyne PAULY, recordwoman du 220 km en 2017 (35h 37min). A noter que le parcours avait été réduit à 183 km à cause de rafales de vent atteignant les 100km/h.
  • Rémi BADOC, recordman du 167 km en 2018 (26h 48min) ; Véronique DOUAT, recordwoman du 167 km en 2018 (35h 15min).

D’autres athlètes se sont démarqués au nombre de leurs victoires. On retiendra ainsi les 2 victoires de Nicky SPINKS (2010 et 2011) et les 2 victoires de Jocelyne PAULY (2015 et 2017).

Des inscriptions très largement ouvertes

Contrairement à des Ultra-Trails comme l’UTMB (Ultra-Trail du Mont-Blanc) ou « La Ronda dels Cims », s’inscrire à « l’Ultra Tour des Pyrénées » ne répond pas à des critères stricts. Pour vous inscrire, vous devrez simplement poser votre candidature sur le site internet du Grand Raid des Pyrénées accompagné de votre certificat médical. Aucune course préalable de validation ne vous sera donc réclamée. Vous ne serez pas soumis à un tirage au sort, nous vous rappelons, toutefois, que seulement 800 coureurs pourront y participer. Veillez donc à vous inscrire le plus rapidement possible.

A noter que cet Ultra-Trail ne fait pas l’objet d’une évaluation par l’ITRA (International Trail Running Association), il ne vous rapportera donc pas de points ITRA et ne pourra pas vous servir de course qualificative pour l’UTMB. Bien évidemment, si vous êtes finisher, cette course comptera pour des ultras du type « La Diagonale des fous ».

Paysages grandioses et technicité

GRP - le Grand Raid des Pyrénées
©Instagram @mendia_64

Dés le départ, 1500 m de D+

« L’Ultra Tour des Pyrénées » se boucle en maximum 52h (barrière horaire) alors que les meilleurs le bouclent en plus ou moins 25h. Comme pour l’UTMB, les barrières horaires ne sont donc pas si larges pour cet ultra-trail qui compte 15 postes de ravitaillement dont 2 bases de vie (« Pierrefitte » et « Luz Saint Sauveur »).

Le retrait du dossard se fera la veille du départ. Lors du retrait, votre équipement sera vérifié et un bilan météorologique complet et précis vous sera présenté lors du briefing d’avant course.
Le départ est donné à 5h dans le petit village de Vielle-Aure.

Vous attaquerez la course par l’ascension du « Col de Portet » (1 500 mètres de dénivelé en 14 km). Ce premier tronçon n’est pas très technique, il vous permettra de vous « mettre en jambe » et de vous positionner progressivement. La principale difficulté de cette portion c’est l’importance de son dénivelé. Un dénivelé que vous digérerez dans la fraîcheur matinale.

Arrivés en haut du « Col de Portet » avec les premiers rayons de soleil, vous enchaînerez sur une descente de 200 m sur 2 km jusqu’au « Restaurant Merlans ». Vous pourrez y marquer une courte pause avant d’entamer l’ascension vers le « Refuge de Bastan ». Cette section de monotrace ne présentera pas non plus de grande difficulté.

Ensuite, vous gravirez le « Col de Bastanet » également de la monotrace avec un peu de minéral. Vous serez au milieu de la végétation et pourrez admirer un paysage de montagne et de lacs.
Vous continuerez sur la descente vers le grand poste de ravitaillement de « La Mongie » (800 mètres de dénivelé). Attention, cette portion de la course pourra se faire sous la chaleur du zénith. Profitez du poste de ravitaillement pour vous réapprovisionner en eau et vous reposer. Si le temps vous est favorable, vous apercevrez le « Pic du Midi ».

L’ascension du « Coume de Sencours » (650 mètres de dénivelé) sera, pour vous, un préambule à l’ascension du « Pic du Midi » (1 100 m de dénivelé entre La Mongie et le Pic du Midi). Au total vous aurez gravi un peu moins de 1800 m ! heureusement le sentier est large, la montée progressive et sans grande difficulté. Le « Pic du Midi » vous offrira une magnifique vue, prenez des photos mais ne traînez pas trop, vous n’êtes pas à l’abri d’un coup de froid. Une fois en haut, vous apercevrez la chaîne des Pyrénées.

Dans la descente vers le « Col de Sencours » (500 mètres de dénivelé négatif) vous serez complètement exposés au vent, équipez-vous en conséquence. Soyez prudent sur cette décente qui vous offrira beaucoup de rythme si vous le souhaitez. Garder-en sous le pied afin de ne pas vous « cramer ».

Avant d’arriver au poste d’Hautacam se seront succédées décentes et montés (230 m).
Vous trouverez de quoi vous restaurer au poste de ravitaillement de « Hautacam ». Hautacam, station de ski qui vous permettra de voir votre famille ou vos accompagnateurs lesquels pourront profiter des activités touristiques et sportives de ce site.

Belle descente pour un premier repos bien mérité

Après « Hautacam », vous rejoindrez la première base de vie (Pierrefitte). La longue descente jusqu’à « Pierrefitte » (1 800 m de dénivelé entre le col de Sencours et Pierrefitte négatif sur 30 km) constituera une difficulté majeure dans la course. En effet, vous serez tenté d’envoyer dans la descente mais, ici, la gestion de l’effort est primordiale. Vous pourrez dérouler mais ne vous laissez pas enivrer, vous risquez de vous fatiguer voire même d’attraper une crampe.

Vous arrivez certainement de nuit à « Pierrefitte », profitez de la base de vie pour vous restaurer entourés par votre famille (si elle est encore debout !). A la sortie de « Pierrefitte » vous courrez dans une portion en sous-bois, l’humidité pourra gêner certains d’entre vous.

Vous enchaînerez par la longue ascension du « Col de Riou » (1500 mètres de dénivelé sur 12 km). Alors sortis du sous-bois, l’absence d’arbres vous permettra de respirer. En grimpant, vous rencontrerez le petit ravitaillement de « Bederet ». Section entre « Bederet » et le « Col du Riou » (200 m de dénivelé) plus technique, terrain glissant, brouillard persistant. Heureusement pour vous, le balisage est très bon, armés de vos lampes, vous pourrez avancer à bonne allure.

Ensuite, vous rejoindrez le poste de ravitaillement de « Cauterets » (900 m de dénivelé négatif sur 10 km). A Cauterets, vous pourrez prendre le temps de manger et de reprendre des forces. Votre famille ne pourra malheureusement pas profiter du Casino de Cauterets, fermé depuis des années.
Vous continuerez par l’ascension du « Col de Lisey » (1100 m de dénivelé sur 7 km), deuxième grosse montée de la nuit, partie lunaire, très technique et éprouvante.

Luz Saint-Sauveur, deuxième base de vie

Puis vous rejoindrez le poste de ravitaillement de « Aulian » avant de descendre vers la seconde base de vie « Luz Saint-Sauveur » (1 000 m de dénivelé négatif). Vous arriverez certainement en début d’après-midi, il fera très chaud. Profitez donc de la base de vie pour vous hydrater convenablement. Votre famille sera sur place pour vous accueillir.

Ensuite, vous entamerez l’ascension vers le « Refuge de La Glère » (1 400 m de dénivelé sur 13 km). A mi-chemin vous rencontrerez la « Cabane de Sardiche », un poste de ravitaillement dans lequel vous pourrez uniquement vous réapprovisionner en eau. Cette section de la course est très technique, composée de nombreux pierriers, elle vous offrira une vue grandiose du massif des Pyrénées. Vous devrez sûrement vous hâter jusqu’au « Refuge de La Glère » pour éviter de devoir la parcourir de nuit.

Une fois arrivée au « Refuge de La Glère » vous pourrez vous restaurer tout en profitant de la vue.
La descente vers « Tournaboup » (700 m de dénivelé négatif sur 7 km) technique, la piste sera rocailleuse, vous aurez à gérer votre effort pour éviter de vous cramer. Avant d’arriver à « Tournaboup », le bitume remplacera la piste rocailleuse, là encore, votre défi sera d’avancer avec de la retenue pour éviter de se fatiguer.

Des pics et des lacs

GRP - le Grand Raid des Pyrénées
©Instagram @fuminator

Vous enchaînerez par l’ascension du « Col de Barèges » (1 100 m de dénivelé sur 8 km), partie technique qui nécessitera que vous redoubliez d’effort. Vous gravirez l’avant-dernier col de cette course en pleine nuit et serez certainement exténués. Heureusement pour vous, vous rencontrerez la « Cabane d’Aygues Cluses » sur votre chemin, vous pourrez vous y reposer. Ce ravitaillement offre une magnifique vue sur tous les grands lacs des Pyrénées mais la nuit ne vous permettra pas de les apercevoir (sauf si la pleine lune est de la partie).

Ensuite, vous entamerez la descente vers la « Cabane de Lude » (600 m de dénivelé négatif sur 5 km). Cette portion consiste en du sous-bois, fatigués, il vous faudra rester vigilant quant à la trace.
Enfin, Vous gravirez une seconde fois le « Col de Portet » (400 m de dénivelé). Vous pourrez de nouveau profiter du ravitaillement du « Restaurant Merlans ». Buvez donc un café pour vous rafraîchir les idées avant d’attaquer l’ultime descente de cet ultra-trail !

La descente sera d’abord une section de monotrace pendant laquelle vous pourrez mettre un peu de rythme pour rattraper les barrières horaires (si vous avez du retard). La seconde section, sous-bois à partir de « Soulan », peu technique et agréable.

Pour finir, vous rejoindrez le village de « Vielle-Aure », ligne d’arrivée de la course, dans lequel vous pourrez prendre une douche chaude bien méritée.

Equipement : pensez chaud et froid

Au-delà de l’équipement obligatoire, dont vous trouverez la liste sur le site du Grand Raid des Pyrénées, n’oubliez pas qu’à la fin août, la région est soumise à des variations climatiques propices aux orages et au froid, particulièrement en haute altitude. Il vous faudra donc prévoir des vêtements chauds pour éviter le refroidissement musculaire.

Cependant, vous devrez également faire face à la chaleur estivale, prévoyez donc une réserve d’eau conséquente.

Les bâtons sont autorisés sur la course et même recommandés par l’organisation du GRP.

Un parcours rêvé pour les familles

Votre famille pourra vous voir sur les postes de ravitaillement suivant : Merlans, La Mongie, Le Pic du Midi, Hautacam, Pierrefitte (première base de vie), Cauterets, Estaing, Station de Piau-Engaly, Gèdre, Gavarnie, Luz Saint-Sauveur (seconde base de vie) et Tournaboup.

Cependant, si elle ne peut pas vous rejoindre sur la course, elle pourra suivre votre progression grâce au « Live Tracking » disponible sur le site du GRP ainsi que sur la page Facebook de l’organisation.

L’organisation du Grand Raid des Pyrénées met la liste des hébergements partenaires à votre disposition sur son site.

Le massif des Pyrénées est dédié au tourisme vert de montagne. Pendant que vous courrez, votre famille pourra aussi profiter des Pyrénées en réalisant quelques-unes des nombreuses activités proposées comme, par exemple, la randonnée, l’escalade ou bien l’accrobranche. Elle pourra également goûter le terroir pyrénéen dans les restaurants de la région.

Conseils utiles

Participer à « l’Ultra Tour des Pyrénées » nécessitera une préparation centrée sur le renforcement musculaire. Il vous faudra, si possible, « vous taper de la montagne » pour améliorer votre gestion de l’effort. Dans tous les cas, comme dans la plupart des Ultra-Trail de montagne vous devrez accentuer votre préparation sur la puissance, l’intensité et les changements de rythmes.

Autre point à ne pas négliger, la gestion de la chaleur. Optimiser votre préparation en conséquence.
Enfin, les aléas climatiques sont fréquents sur l’Ultra Tour des Pyrénées. En montagne ce type de conditions doit être pris très au sérieux. A cette période un orage peut survenir très rapidement avec au programme pluie (voire grêle) et baisse brutale de la température. Votre logistique et l’organisation de votre sac devront être totalement optimisées pour vous permettre à tout moment d’accéder très rapidement à des vêtements secs ou des surcouches protectrices. Entraînez vous en conséquence et veillez à isoler vos vêtements dans ces compartiments les plus étanches possibles.

Attention, on ne le répétera jamais assez, vérifier les batteries de vos frontales !

S'alimenter sur un Ultra-Trail

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Bien choisir ses bâtons

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