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Sur les traces des Templiers

L’Endurance Trail, le 100 Km du festival millavois

©Instagram @festivaldestempliers

L’Endurance Trail, compte parmi les 13 courses du Festival des Templiers. Ouvrant la voie à la discipline en France comme en Europe, le Festival des Templiers fait partie des épreuves mythique du Trail. Pour certains le Trail est né en Aveyron et a été inventé à Millau. L’endurance Trail n’est pas la course pionnière de ce festival du trial. Avec ses 105 km (et 5300 m de dénivelé positif), elle en est l’épreuve la plus longue.

L’Endurance Trail, ou comment allier enjeux sportif et fête familiale

L’Endurance Trail, permet à 1 400 coureurs de fouler le sol aveyronnais, en Occitanie. Il offre une large variété de terrains et de paysages aux coureurs. Vastes étendues végétales, forêts domaniales, vallées encaissées dominées par des falaises et surplombées par les plateaux des grands causses du Tarn, monotraces sinueuses, larges sentiers, montés sèches, traversées de grottes, passages dans des cheminées… forment l’horizon des trailers durant cette course. Au plaisir de la course peut être ajouté celui de la découverte de petits villages médiévaux tels que le Rozier, et Saint-André-De-Vézines, qui respirent l’authenticité.

Mais ne l’oubliez pas, l’Endurance Trail n’est que l’une des courses du Festival des templiers. Véritable « Mecque » du Trail en France, le festival accueil 14 000 coureurs pour un total de 45 000 visiteurs, rien de moins ! Il s’agit en nombre de participants de la plus grosse épreuve sportive de tout Midi-Pyrénées. Durant presque une semaine Millau fait plus que doubler sa population, bref c’est la fête.

Au-delà de la course, nous vous conseillons donc vivement de venir en famille sur cette épreuve. Vous pourrez inscrire vos enfants sur une distance adapté à leur envie de découvrir le trail, vous discuterez de votre passion avec d’autres coureurs, vous visiterez le village des exposants (un des plus gros du genre)…

Pour rester dans ce cadre festif et accessible, non seulement le parcours est fait de tel façon qu’il sera facile aux accompagnants de vous rejoindre sur un point de ravitaillement, mais si vous connaissiez une défaillance l’organisation fera tout pour vous permettre de finir fusse en vous déroutant de quelques kilomètres avant l’arrivée.

Mais ne croyez pas que l’Endurance Trail soit finalement une joyeuse et gentille promenade. Non, cette course, si elle a su rester authentique et très populaire, offre la possibilité de vivre une vraie compétition pour ceux qui, par exemple, souhaitent réaliser les minima qualificatifs pour la Western State (Ultra-Trail du Colorado). Dans ce cas, vous devrez garder un rythme soutenu durant les 105 km (si sa grimpe, ça court également beaucoup).

Aussi loin que l’on s’en souvienne les Templiers étaient là…

L’Endurance Trail est organisé pour la première fois en 1999, s’inspirant alors des trails américains. Le circuit connaît des modifications conséquentes entre 1999 et aujourd’hui, puisqu’il évolue quasiment tous les ans. Il passe de 120 km en 1999, à 111 km en 2004, contre 105 km pour l’édition prochaine. Comptez par exemple quatre kilomètres de plus par rapport à l’édition 2018. Le festival quitte Nant après l’édition de 2009, pour s’installer à Millau. Il est onc confronté à de nouveaux parcours et adapte les trails déjà existants.

Comptez par exemple quatre kilomètres de plus par rapport à l’édition précédente. Ainsi, ces changements s’observent notamment sur le temps des coureurs. Jean-Claude Enderlin, vainqueur de la première édition, passe la ligne d’arrivée un peu moins de 13h30, contre 10h54’29’’ pour le recordman Patrick Bringer, qui remporte l’édition 2018. Pour les femmes, Christine Denis-Billet remporte l’édition de 2018. Karine Herry, fût quant à elle, la première femme à avoir remporté la course, en 1998.

Comment vous inscrire

Tout d’abord, vous vous rendrez sur le site du festival.
Il vous sera demandé un certificat médical, ou la licence. Prudence tout de même car l’épreuve est accessible à partir de 20 ans. Il n’y a pas de tirage au sort. On vous conseille donc de vous inscrire au plus tôt pour être sûr d’avoir un dossard le jour J. Les premiers arrivés seront les premiers servis. Par ailleurs, aucun point ITRA, ainsi qu’aucune course qualificative ne sont nécessaires pour participer à cette course.

Finir ou aller chercher le sésame de la Western States

Pour réaliser le parcours en intégralité, le départ est fixé à 4h du matin. Dans ces conditions, même s’il existe une possibilité de retirer ses dossards le vendredi de la course entre 3h15 et 3h45, nous vous conseillons fortement de le faire la veille. Le retrait des dossards se fait dés 14h le jeudi sur le même lieu que le village des exposants. Ainsi, après cette première prise de contact, assez sympa (l’organisation est très bien rodée), mangez tôt et couchez-vous, là aussi assez tôt, le réveil sonnera dès 2h du matin.

Attention, vous ne pourrez pas accéder en voiture au départ de la course. Soit, vous viendrez à pied de Millau (entre 20 et 40 minutes suivant l’endroit où vous vous situez) soit, vous devrez vous garer dans l’un des parkings de l’organisation et là aussi marcher un peu. Prenez donc vos précautions en termes de timing.

On note également l’absence de base de vie. Vous pourrez tout de même comptez sur sept points de ravitaillement, dont un ravitaillement léger, premier de la course.

La course démarre un peu après 4h du matin. Deux vagues de coureurs s’élancent sur les routes de Millau. Ils empruntent les routes de la ville, avant d’arriver sur des sentiers de terre, réguliers, plats, et assez larges pour accueillir une voiture.

Après trois kilomètres la première montée se dessine. Le sol comporte quelques roches, et le chemin rétrécit. Les trailers auront du mal à courir côte à côte, on est presque sur de la monotrace. A ce moment de la course, le peloton est dense, et vous courez les uns derrière les autres. Si vous souhaitez courir sur cette portion, il faudra donc veiller à garder un bon positionnement de tel sorte que vous ne soyez pas ralentis par les coureurs.

La montée laisse place à des hauts plateaux, et des sentiers très larges, le tout, en plein milieu d’une zone d’exploitation forestière. Pas de difficultés particulières, la course suit son cours, sur six à sept kilomètres. La descente s’effectue sur des monotraces à flanc de falaise, sur des chemins rocailleux, qui requiert une technicité accrue. Il vous faudra notamment faire attention au placement de vos pieds, ainsi qu’à la végétation abondante, qui compliquera votre progression. La présence de marches est également à signaler.

Sur les traces des Templiers
©Instagram @festivaldestempliers

Au bout du chemin, vous arriverez à La Cresse, premier point de ravitaillement léger. Pensez à bien vous réapprovisionner en eau. En effet, vous aurez couru les premiers kilomètres de nuit. De ce fait, la température, généralement peu élevé en cette saison dans la région vous donnera l’impression de ne pas avoir besoin d’eau plus que cela. Cependant, ce ressenti va vite s’estomper avec le lever du jour, et la technicité du terrain vous assoiffera grandement. Réhydratez vous en conséquence, pour ne pas manquer d’eau avec le prochain ravitaillement.

Après ce premier ravitaillement, on repart dans la forêt, avec des monotraces entourés de végétation. Pas de zone de transition pour les coureurs qui enchaînent avec 400m de D+, réparti sur trois kilomètres. Sur cette monté vous serez à flanc de coteau. Le paysage commencera à être très sympathique.

Cette montée achevée, course sur larges sentiers chemins de terre et routes de campagne globalement en dévers négatif.
Progressivement cette portion laisse place à de beau chemins. La succession de pierre du causse et de terre permet de garder un bon rythme. Vous continuez sur une belle descente assez progressive, de plus en plus sinueuse là aussi à flanc de coteaux.

Pour aller vers une forte descente qui va nécessiter de bons appuis et des précautions. Laissez-vous aller à regarder le paysage, profitez de la vue sur la vallée et du reflet du soleil sur ses petites falaises. Attention à l’euphorie sur ces monotraces sinueuses la fin de course est encore loin vous n’êtes en train de boucle que le premier quart de la course. En effet, vous arrivez sur Le Rozier, deuxième point de ravitaillement. Premier ravitaillement conséquent, avec charcuterie, fromages, et autres mets.

Après cette pause, vous vous élancerez sur les pistes, entre monotraces et larges sentiers. Rien de bien technique. Sur 5 km, le dénivelé est faible, vous êtes dans la vallée du Tarn et vous voyez progressivement se dessiner ses gorges. Par la suite, les coureurs se retrouvent face à deux montées franches, souvent supérieures à plus de 30%. Les chemins sont rocailleux, bordés de végétation. Viennent ensuite les monotraces, avec une vue imprenable sur les Gorges du Tarn, avant de progresser vers sa ligne de crête. Un paysage époustouflant !

Sur les traces des Templiers
©Instagram @festivaldestempliers

Monotraces, chemins rocailleux, et végétation caractéristique des causses seront du voyage. Vous trouverez également des chemins de terre, mais en minorité. Puisque l’on aborde le causse Méjan, au long d’une portion assez cassante. En effet, le dénivelé est faible mais le rythme ne cesse de changer entre courte descente, remonté et faux plats. Il est important de signaler la présence de cheminées (pensez à baisser la tête et à tirer sur les bras).

La descente en direction du ravitaillement Le Truel, est technique. Les chemins rocheux, en pleine descente, avant la route, nécessitent de bien se positionner, d’y aller prudemment pour éviter tout accrocs. Après cette portion, vous rejoindrez la route, avant le point de ravitaillement. Ce dernier marque l’un des endroits de la course où vous pourriez être en difficulté. Vous êtes à un peu moins de la moitié de la course, vous risquez de rencontrer beaucoup de monde à ce ravitaillement.
Petit conseil, alimentez-vous bien et reposez-vous. La température doit redescendre car va se dresser devant vous l’une des plus grosses difficultés du parcours (400 m de D+ en moins de 2 Km).

Cette reprise de course en forêt, sur des monotraces et quelques escaliers lors de la sortie du ravitaillement, vous fera passer au pied de falaises aux reflets ocre. A la sortie de ce segment (aux alentours du 50 km), vous serez sur le causse les chemins peuvent s’élargir. Si vous le pouvez, essayez de relancer dans cette nouvelle succession de montées et descentes, c’est là que va se jouer la course notamment pour ceux qui tentent les minima pour la Western State.

Le ravitaillement Saint-André de Vézines n’est plus très loin. Vous avez passé la moitié de la course pensez à faire une bonne pause. La descente qui suit le ravitaillement Saint-André de Vézines, monotraces causse et flanc de falaise, chemins parsemés de petites roches, puis monotraces entre prairies, avant de rejoindre des larges sentiers de terre. Belle portion qui vous permettra de mettre du rythme (si vous le pouvez).

Après cela, vous monterez de 200m, avant de descendre à La Roque Sainte-Marguerite. Les coureurs longent le Riou sec. La descente se fait sur des monotraces, en bord de falaises. En bas, vous trouverez La Roque Sainte-Marguerite, ravitaillement en eau uniquement.

Retour sur les sentiers après une pause bien méritée. Les coureurs ont à peine le temps de récupérer, qu’ils repartent, déjà à l’assaut de 350m de D+, pour rejoindre Pierrefiche. L’horizon est dégagé, vous courrez à travers les prairies, sans grande difficulté. Hormis une montée souvent supérieure à 30% au kilomètre 86, qui vous tiendra tête.

Tout comme celle avant Mas de Bru, de 2 km supérieur à 10%. Après celle-ci, vous entamerez l’avant dernière descente, vers Bas Ravin Roubelier. Pour la plupart d’entre vous, la nuit sera déjà tombée. Ne manquez pas le coucher de soleil. Dans cette région, il est souvent magnifique.

Après le dernier ravitaillement, l’ultime ascension pointe son nez. Avec une pente supérieure à 20%, voire 30%, il vous faudra tenir bon, car avec la fatigue accumulée et la raideur de la montée, la progression se fera avec plus de difficultés.

Dernière ascension vers le cade, de 20 à 30%. Monotrace, chemin de terre, pas très technique mais éprouvant. Cette monté se fait en forêt et est assez sinueuse.

En haut, vous trouverez le dernier ravitaillement « Le Cade ». Vous verrez il s’agit d’un gros corps de ferme. Attention, ne vous attardez pas trop. Le confort en fin de course (au chaud) peut jouer des tours et franchement si vous êtes là, vous passerez la ligne d’arrivée. A la sortie de ce dernier ravitaillement, vous passerez dans une grotte, avant de finir par une descente sans grande difficulté vers la fin. Arrivé à Millau le speaker vous attend avec vos cadeaux de finishers et un bon repas.

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