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Mont-blanc – UTMB

Un événements mondial qui se mérite

©Instagram @utmb

Pour certains un véritable pèlerinage, l’UTMB (Ultra-Trail du Mont-Blanc) est l’un des événements mondiaux du trail. Chamonix, le Mont-Blanc (plus haut sommet d’Europe), trois pays traversés, des noms de stations de ski qui ont marqués l’histoire, un nombre de participant et d’accompagnant impressionnant, la possibilité de côtoyer les plus grands…

Attention, dès votre arrivée vous pénétrez dans le grandiose et ressentez une puissante charge émotionnelle. l’UMTB fait partie de ces courses que tout ultra-trailer veut accrocher à son palmarès. Mais ses 171 km et son dénivelé de 10 000 mètres ne s’offriront pas à vous facilement. La sélection y est devenue difficile et s’imposer comme finisher dans cette course exigeante de haute montagne restera un exploit compte tenu de sa barrière horaire (46h30).

L’un des deux ultras les plus connu au monde

À cheval sur la frontière séparant la France, la Suisse et l’Italie, l’UTMB se déroule chaque année de fin août à début septembre. Comme tous ces grands événements elle n’est que l’une des épreuves d’un ensemble de courses qui nourrissent une semaine d’activité intense autour du trails et rassemble au total 14500 trailers (la CCC « Courmayeur-Champex-Chamonix » 101 km pour 6100 mètres de dénivelé, la PTL « La Petite Trotte à Léon » 300 km pour 25 000 mètres de dénivelé et la TDS « Sur les Traces des Ducs de Savoie » 145 km pour 9 100 mètres de dénivelé).

L’UTMB véritable Mecque pour le monde du trail, attire les plus grands trailers au monde mais également des trailers de toutes nationalités. Vous pourrez donc partager très facilement votre passion avec d’autres coureurs, dans les rues de Chamonix, dans les restaurants, ou bien encore, dans les quelques 85 stands du « salon Ultra-Trail de l’UTMB » dans lequel vous trouverez tout ce qui peut vous intéresser dans la pratique de notre sport.

L’UTMB fait le tour du Mont-Blanc et donne l’occasion aux 2 300 coureurs de traverser la réserve naturelle des Contamines Montjoie, le Grand Col Ferret ou encore les différents refuges disséminés sur les flancs du plus haut massif d’Europe.

Avec des sommets à 2800 m il s’agit d’une course de haute montagne. Elle nécessite donc un entraînement rigoureux et adapté à son profil. Elle nécessitera également de votre par de ne rien négliger en matière d’équipement pour pouvoir faire face à toutes les changements climatiques possibles.

Enfin, souvenez-vous que l’UTMB est une « major », l’organisation est à la hauteur de l’événement et vous ne serez pas dessus.

Le palmarès d’une vraie « major » de l’Ultra

Si les courses originelles du trails français apparaissent dans les années 90 (course des Templiers, la Diagonale des fous). L’UTMB naît en 2003. Son relatif jeune âge ne va pas l’empêche de devenir rapidement un événement incontournable de l’Ultra.

Comme beaucoup d’autres Ultra-Trails, la distance ne va cesser de changer (155 km en 2003, 158 km en 2006, 163 km en 2007 et 166 km en 2008 et 168 km en 2012).

Coté élite, se sont notamment illustrés :

  • Dawa SHERPA, recordman du 155 km en 2003 (20h 05min) ; Krissy MOEHL, recordwoman du 155 km en 2003 (29h 38min).
  • Marco OLMO, recordman du 158 km en 2006 (21h 06min) ; Karine HERRY, recordwoman du 158 km en 2006 (25h 22min).
  • Marco OLMO, recordman du 163 km en 2007 (21h 31min) ; Nikki KIMBALL, recordwoman du 163 km en 2007 (25h 23min).
  • Kílian JORNET, recordman du 166 km en 2008 (20h 56min) ; Lizzy HAWKER, recordwoman du 166 km en 2008 (25h 19min).
  • François D’HAENE, recordman du 168 km en 2012 (10h 32min) ; Lizzy HAWKER, recordwoman du 168 km en 2012 (12h 32 min).
  • Xavier THÉVENARD, recordman du 170 km en 2018 (20h 44min) ; Francesca CANEPA, recordwoman du 170 km en 2018 (26h 03min).

D’autres athlètes sont sortis du lot par leur nombre de victoires.

  • Lizzy HAWKER comptabilise ainsi 5 victoires (2005, 2008, 2010, 2011 et 2012).
  • François D’HAENE comptabilise trois victoires (2012, 2014 et 2017).
  • Xavier THÉVENARD, son rival, comptabilise également 3 victoires (2013, 2015 et 2018).

On retiendra particulièrement Marco OLMO, cet homme qui a su arrêter le temps en remportant l’édition de 2006 à 58 ans, prouvant que l’âge n’est pas déterminant dans ce genre de discipline et au passage prouvant à chacun d’entre nous que ce sport conserve !

En 2013, l’UTMB devient un label et donc une marque qui s‘exporte. Ainsi, apparaisse des trails « By UTMB » en Argentine, à Oman et en chine.

Obtenir son bracelet pour le départ est un Graal qui se mérite

UTMB - Ultra-Trail du Mont-Blanc
©Instagram @notatherdesk

« L’Ultra-Trail du Mont-Blanc » fait partie des épreuves que les Ultra-Trailers veulent à tout prix accrocher à leur palmarès. Cependant, bien que le nombre de d’inscriptions s’élève à environ 7000, ils ne sont finalement que 2 300 à courir.

Participer à cette épreuve répond à des critères stricts qui vous donnent droit de participer au tirage au sort. Ainsi, pour pouvoir poser sa candidature, chaque coureur doit avoir préalablement accumulé 15 points en 3 courses maximum. Mais attention, vous ne pourrez pas obtenir ses points sur n’importe quelle course, seules les courses identifiées comme qualificatives de l’UTMB vous le permettront. Par chance, vous bénéficierez de deux années pour pouvoir gagner ces points.

Très important : chaque coureur qui se sera vu refuser 2 fois au tirage au sort aura la possibilité de s’inscrire à l’UTMB sans passer à nouveau par le tirage au sort. Cette forme de sélection permet au plus grand nombre de pouvoir participer ou espérer participer un jour à cette épreuve mythique.

Mais, si l’UTMB a su préserver un caractère populaire permettant finalement aux amateurs que nous sommes de concourir, ses barrières horaires serrées en font une course très exigeante qui s’adresse uniquement à des ultra-trailers avertis.

A l’image des plus grand Marathon au monde (type Marathon de Boston) l’obtention de minima permet aux « Elite Internationale » une qualification directe. Ainsi, pour les hommes qui possèdent plus de 870 point ITRA et les femmes qui possèdent plus de 770 points ITRA l’inscription est gratuitement et bien évidemment sans tirage au sort. A noter également que les hommes qui possèdent entre 770 et 870 points ITRA, et, les femmes qui possèdent entre 670 et 770 points ITRA évitent le tirage au sort. Ces personnes sont donc certaines de participer à la course.

Comme les courses de ce calibre, participer à l’UTMB ne s’improvise pas. Pour certains, il s’agira d’un véritable parcours initiatique qui nécessitera deux ans de préparation et dont l’épreuve représentera l’apothéose.

L’inscription s’accompagne d’un certificat médical, disponible dans l’espace « coureur » du site de l’UTMB, à faire compléter par votre médecin.

Un Ultra certainement pas un trek

L’UTMB se boucle en maximum 46h30 (barrière horaire) tandis que les meilleurs la terminent en 20h à 21h. Les barrières horaires sont donc très serrées pour une course de 170 km. La course se fait en semi-autonomie (classic). Elle est ponctuée de 32 points de contrôle (dont 16 sont des points de ravitaillement), leur particularité est d’être équipés de caméras qui permettent à votre entourage de suivre votre progression au plus près. A noter que 5 points de ravitaillement (les Contamines Montjoie, Courmayeur, Champex-Lac, Trient et Vallorcine) permettent à un (et un seul) de vos suiveurs d’être présent à vos côtés et de vous assister.

Attention, votre « sac d’assistance » vous attendra sur l’unique base de vie, Courmayeur. Il s’agit là d’une vraie particularité. En effet, à la différence d’un grand nombre d’Ultra comme la Diagonale des fous, le GRP… qui vous proposent deux bases de vies et donc vous permettent de préparer deux sacs d’assistance, l’UTMB ne propose qu’un stop de ce type.

Un Rythme soutenu pour un final intense

UTMB - Ultra-Trail du Mont-Blanc
©Instagram @utmb

Première étape, retirer votre dossard, vous pourrez le faire jusqu’à quelques heures avant le départ. Ce qui n’est pas forcément une bonne chose puisque cela participe au stress négatif.

Si le départ de l’UTMB est donné à 18h, il faut être présent vers 16h compte tenu du monde présent autour de l’Eglise de Chamonix. Il faut penser à se positionner au mieux ! Vous vivrez l’évènement au son des cornes de brumes et des feux d’artifice. Le stress ainsi que l’excitation se noieront dans la foule et il sera peut-être difficile de vous situer. Le départ sera un moment libératoire, la consécration de long mois de préparation, tant et si bien que vous aurez peut-être du mal à vivre l’évènement. Rassurez-vous, les premiers kilomètres vous permettront de rentrer dans la course.

Après 5 km « d’échauffement », vous attaquerez la course par un dénivelé positif de 800 mètres (sur 8km) qui vous amènera à Le Delevret.

Après la descente de Le Delevret, vous traverserez la réserve naturelle des Contamines Montjoie. Pour le plus grand nombre, la nuit sera tombée. Ensuite, vous gravirez le Col du Bonhomme (1500 mètres de dénivelé entre « Saint Gervais » et « Bonhomme »). Le relief vous permettra de courir ou de marcher à bonne allure sur 15 km, jusqu’à Notre-Dame de la Gorge. N’oubliez pas les barrières horaires. Alors sans forcer n’hésitez pas à avancer de façon soutenue. Vous arriverez à 2500 mètres d’altitude. A cette altitude, pas d’arbre, du vent et souvent froid (suivant les années). Essayez de ne pas trop traîner pour ne pas souffrir du froid.

Passé le col et une courte descente, vous vous rendrez au Refuge de la Croix du Bonhomme puis descendrez vers Les Chapieux. Cette section est relativement facile, essayez d’avancer à une allure régulière. L’ascension du Col de la Seigne est compliqué parce qu’elle représente une longue ascension (800 mètres pour 10km).

Cette troisième ascensions (800 mètres sur 10 km) qui marque le premier tiers de la course réclamera une très bonne gestion de l’effort de votre part. Mais heureusement, pour un grand nombre de coureurs, elle correspondra à un retour de la forme avec le lever du soleil. Après ce passage qu’il faut savoir gérer, vous pourrez dérouler sur la descente menant au Lac Combal. Il ne s’agira pas de sprinter mais d’avancer à bonne allure pour respecter les barrières horaires. Après cette descente, vous aurez à gravir la très abrupte « Arrête du Mont Favre » (800 mètres en 4 km).

La descente vers la base de vie de Courmayeur (connue par tous les ultra-trailers comme le départ du trail ultime, le Tor des Géants) n’est pas technique. Ne vous mettez pas pour autant dans le rouge. La course ne se joue pas là, conserver du jus pour profiter de la base de vie. Soyez confiants, votre assistance sera sur place, vous pourrez vous changer, vous ressourcer et vous concentrer sur l’une des plus difficile montée de la course à venir. Attention, là aussi une différence par rapport à d’autres Ultra, vous ne pourrez pas vous y doucher. A la sortie de la base de vie, vous serez applaudis par les spectateurs et encouragés !

Pour la plupart d’entre vous, la montée du Refuge Bertone se fera sous la chaleur, vous serez toutefois (durant les premiers kilomètres) à l’abri dans le sous-bois. Le chemin est très serré et serpente mais il est un peu technique (racines d’arbres, et peu de minéral).

A partir de Bertone, vous parcourrez 12 km de monotrace jusqu’à Arnouvaz. Il s’agira pour vous de garder le rythme en essayant de relancer un peu pour rester à l’aise quant à la barrière horaire.

A presque 100 km du départ, l’ascension du Col Ferret (2 400 mètres d’altitude) exigera un effort intense de votre part. Moment crucial de la course compte tenu des vents et intempéries (possible en cette fin aout), faites attention aux crampes et à l’hypothermie !

La descente de 18 km vers Champex – Lac ne présente pas de difficulté elle permet elle aussi de relancer (si vous le pouvez), veillez à bien gérer votre effort ! Attention : il vous reste encore trois cols et 46 km (l’équivalent d’un marathon) à parcourir, alors même si vous êtes bien n’oubliez pas de prendre vos « stops ».

A partir du point de ravitaillement de Champex – Lac vous devrez enchainer trois cols (La Giète, Les Tseppes et la Tête aux Vents) qui décourage beaucoup de coureurs. Si malheureusement des coureurs s’arrêtent à ce niveau, d’autres choisissent de ne s’arrêtent que brièvement aux points de ravitaillements pour essayer de boucler la course dans les temps.

A partir de La Flégère vous êtes dans la dernière descente. Rien de compliqué, alors faites-vous plaisir, envoyez (bon tout dépendra de votre forme et de votre niveau…) et savourez ces derniers kilomètres, pensez à l’arriver, votre famille qui sera là, les chamoniards qui vont vous acclamer… Une joie intense.

Quels équipements pour bien finir

L’organisation de l’UTMB autorise l’utilisation de bâtons lors de la course. Cependant attention, elle indique que si vous débutez la course avec des bâtons vous devez boucler la course avec des bâtons. Il n’est pas possible d’abandonner les bâtons pendant la course ou de les prendre en milieu de parcours.

Vous trouverez la liste de l’équipement obligatoire sur le site officiel de l’UTMB.

N’oubliez pas que vous allez courir sous dans des zones de montagne voire de haute montagne. Passer le 15 aout il fait généralement froid notamment au petit matin, il est fréquent qu’il pleuve et des orages peuvent éclater. Prévoyez donc des vêtements chauds ainsi que des tenues de rechange.

Attention : depuis l’édition de 2018, les coureurs sont priés d’amener leur propre récipient en plastique pour la nourriture afin d’éviter les dépôts sauvages de déchets.

Votre famille ou vos amis à vos cotés

Vos familles, si elles n’ont pas la possibilité de vous accompagner lors de la course, pourront suivre votre progression grâce aux retransmissions de UTMB TV et au streaming de UTMB Live. De plus, comme sur chaque ultra-trail, vous pourraient être suivis grâce aux balises GPS. Enfin, un film est, chaque année, réalisé par l’organisation de l’UTMB. Il vous permettra de vivre et revivre la course.

Sur place, le réseau de bus propre à l’organisation permet aux accompagnateurs enregistrés avant le 15 août de voyager entre les différentes bases de vie moyennant une modeste contribution financière.

Quelques petits conseils

Concernant les transports, les Alpes sont très bien desservies. En effet, il est possible de se rendre au massif du Mont-Blanc en train, en voiture mais aussi en avion (aéroport de Genève).

Au-delà de l’inscription qui s’élève à 262€, prévoyez un budget pour l’hébergement pour vous ainsi que pour vos accompagnants, notamment pour la veille de la course et pour l’arrivée.

Enfin, nous vous conseillons de concentrer votre préparation pour l’UTMB sur l’endurance. Entraînez-vous à courir sur une longue distance à faible allure et à relancer dès que possible afin de ne pas être en difficulté compte tenu des barrières horaires courtes.

Bon courage pour votre tour du Mont-Blanc !

Le film de La Ronda Dels Cims 2018

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